REDD+ : Revitaliser le Lac Lagdo

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Publié initialement le 18 Oct. 2017


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REDD+ : Revitaliser le Lac Lagdo

 « Réduire l’ensablement du Lac Lagdo par le reboisement des berges Ouest du Lac et conserverle massif forestier de Ouro Doukoudje ». Tellessont les thématiques, objet de l’étude de faisabilité confiée au cabinet South PoleGroup par le PNDP, pour le compte de la commune de Lagdo, dans le cadre du projet REDD+ du PNDP. La restitution de cette étude s’est faite les 16 et 17 août 2017 à la salle des actes de la commune de Lagdo, département de la Bénoué, région du Nord-Cameroun, au cours d’un atelier national de validation  qui pour la circonstance était présidée par le préfet du département de la Bénoué représenté par le Chef de service du développement local.

Le barrage de Lagdo long de 308 m de longueur et de 40 m de hauteur a été construit en 1982. Le Lac Lagdo, qui est un lac de barrage couvrant une superficie de 586 km2. De nos jours, la capacité de rétention d’eau du Lac de Lagdo n’est plus atteinte à cause de son ensablement dû au lessivage intensif des sols tant du côté Est (Massif de Ouro-Doukoudjé) que du côté Ouest (Berges du lac) où le couvert végétal a presque disparu du fait des activités anthropiques (agriculture, élevage, coupe de bois) menées sur ces berges.

La commune de Lagdo est une entité à vocation agricole et pastorale à laquelle il faut ajouter la pêche, le petit commerce et l’artisanat. La construction du barrage hydroélectrique a drainé une importante population avec l’installation (dans le cadre de l’ex-projet Nord Est Bénoué) de plus de 120 000 migrants venus de l’extrême nord du Cameroun entre les années 1978 et 1985 ayant pour conséquence une forte pression sur les principales ressources agrosylvo-pastorales. Ces ressources sont de nos jours en dégradation croissante avec des   conséquences qui sont entre autres.

La forêt joue dans la commune de Lagdo un rôle important dans le maintien des services et des fonctions prioritaires telles la qualité et la quantité d’eau disponible. Ces attributs sont importants pour soutenir la vie aquatique. Les bandes forestières riveraines du lac de Lagdo ont une grande importance sur le plan environnemental. Notamment, ils captent et filtrent une grande quantité d’eau, produisent de l’oxygène, accumulent le carbone et luttent contre les inondations et l’érosion. Elles favorisent en plus l’infiltration de l’eau dans le sol avec pour résultat l’augmentation du volume d’eau de la nappe phréatique.

D’où l’attention très soutenue des participants à cet atelier qui ont à cœur de voir ces problèmes trouver des solutions rapides. A la suite de la présentation de l’étude faite par le Cabinet, de nombreuses remarques et observations ont été faite. L’une des plus saillantes visant à contextualiser l’étude à travers une approche spécifique à la zone de l’étude. Cette spécification est utile pour mieux adresser la question du reboisement de la berge ouest du Lac Lagdo, la protection des bassins versants et du massif forestier de Ouro Doukoudje.

Pour rappel, la commune de Lagdo fait partie des communes ou groupes de communes retenue dans le cadre du projet REDD+ du PNDP. Avant le lancement de l’étude de faisabilité, la note d’idée de projet de la commune a été validée le 27 août 2015.

La commune de Lagdo est une entité à vocation agricole et pastorale à laquelle il faut ajouter la pêche, le petit commerce et l’artisanat. La construction du barrage hydroélectrique a drainé une importante population avec l’installation (dans le cadre de l’ex-projet Nord Est Bénoué) de plus de 120 000 migrants venus de l’extrême nord du Cameroun entre les années 1978 et 1985 ayant pour conséquence une forte pression sur les principales ressources agrosylvo-pastorales que sont :

  • Les terres agricoles et pastorales;
  • La faune et la flore du massif forestier de Ouro-Doukoudjé ;
  • L’eau et les produits halieutiques du lac artificiel de Lagdo
  • La faune et la flore des zones d’intérêt cynégétique

Ces ressources sont de nos jours en dégradation croissante avec des   conséquences qui sont entre autres :

  • La hausse de température à plus de 45°C à l’ombre pouvant occasionner des feux de brousse instantanés;
  • La récurrence des grands vents qui causent de fréquents naufrages sur le lac de Lagdo ;
  • La récurrence des inondations engendrant des dégâts matériels importants (maisons, cultures, bêtes, etc..) et des pertes en vies humaines  dont la plus récente est celle survenue en 2012.
  • L’allongement de la saison sèche dans les cinq dernières années (Rapports MINADER Lagdo 2014) ;
  • La baisse et l’irrégularité des précipitations en 2014 ayant occasionné l’insécurité alimentaire avec tous ses corollaires dans la commune ;
  • La baisse du niveau d’eau et de la ressource halieutique dans le lac de Lagdo ;
  • La fragilisation des sols par leur lessivage mécanique et chimique;
  • L’envasement du lac du fait de l’érosion éolienne et des eaux de ruissèlement.

Le projet proposé par la commune de Lagdo se réalisera sur toute l’étendue de la Commune identifiée dans ce cas comme zone de référence avec ses 225 000 ha de superficie. Quant à la zone de mise en œuvre du projet, elle est représentée respectivement par le massif forestier de Ouro-Doukoudjé qui appartient statutairement au Domaine National avec une superficie de 7 281 ha du côté Est du lac, et les berges ouest du lac qui couvrent une superficie de 1000 ha et font partie du Domaine Public.
Le massif forestier de Ouro-Doukoudjé fait actuellement l’objet d’une sollicitation par la commune auprès des administrations des Domaines et des Forêts, pour son intégration dans le Domaine Communal (le processus est en cours).
De nos jours, la capacité de rétention d’eau du Lac de Lagdo n’est plus atteinte à cause de son ensablement dû au lessivage intensif des sols tant du côté Est (Massif de Ouro-Doukoudjé) que du côté Ouest (Berges du lac) où le couvert végétal a presque disparu du fait des activités anthropiques (agriculture, élevage, coupe de bois) menées sur ces berges.

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