Rencontre d'échanges REDD+ au Ghana

Actualité mise à jour le 07 Sept. 2017 à 12:10:40

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Publié initialement le 04 Sept. 2017


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Rencontre d'échanges REDD+ au Ghana

REDD+
Le PNDP se nourrit de l’expérience Ghanéenne.

A l’invitation de la Forestry Commission (FC) basée à Accra au Ghana, une mission s’est déployée du 26 août au 02 septembre 2017 afin d’en apprendre davantage sur l’expérience ghanéenne en matière de Réduction des Emissions dues à la Déforestation et à la Dégradation. La visite d’échanges s’inscrit dans le cadre de la coopération Sud-Sud qui constitue l’un des crédos de la Convention des Nations Unies sur les Changements Climatiques. La délégation camerounaise était composée des Responsables du Secrétariat technique REDD+ à Yaoundé, notamment René SIWE, Coordonnateur Technique, de Marie Madeleine NGA, Coordonnateur National du Programme National de Développement Participatif (PNDP), Georges NKAMI, Responsable Socio-environnemental au PNDP, Augustin Corin BITCHICK, Assistant Technique Forestier au PNDP et de Daniel Moukondo Ngandé, Maire de la commune de Tiko.

Outre les nombreux échanges et exposés qui ont permis aux deux parties de comprendre la mise œuvre du processus dans leurs pays respectifs, la partie camerounaise a eu le privilège d’assister à la 22e session du Comité national REDD+ du GHANA qui se tenait au siège de cette institution. René Siwé a salué les avancées du GHANA en la matière et se réjouit de pouvoir fertiliser l’approche camerounaise. Autre point positif de la FC, c’est la très forte implication des pouvoirs publics ghanéens et la bonne synergie entre les différentes parties prenantes impliquées dans le processus REDD+. Toutes choses qui permettent au GHANA de disposer déjà d’une stratégie REDD+ et d’un Plan d’Investissement Forestier.

Un des points forts de ce Comité de pilotage, qui a retenu l’attention de la partie camerounaise, c’est la réflexion stratégique de la Commission ghanéenne pour que leur processus REDD+ ne soit plus, à terme, dépendant de financements extérieurs. Ce qui traduit la marque d’une forte volonté d’appropriation, un des crédos du PNDP dans ses actions quotidiennes. La Commission forestière s’est elle aussi dite satisfaite du niveau de détails dans lequel le Cameroun lui il va, dans l’élaboration de sa stratégie REDD+. Notamment sur l’analyse des moteurs directs et indirects et donc des éléments qui poussent l’homme à détruire la forêt. La partie camerounaise a aussi piqué au vif l’intérêt des Ghanéens par son approche de projets pilotes.
Les échanges fructueux ouvrent des perspectives nouvelles dans les relations entre les instances en charges des questions REDD+ entre les deux pays. 

Pour rappel, le PNDP met en œuvre depuis 2014  une  composante REDD+ qui a pour finalité de contribuer à l’élaboration de la stratégie nationale REDD+ pilotée par le Ministère en charge de l’Environnement. Cela va se faire, entre autres, à travers la mise en place de cinq (5) projets pilotes REDD+ identifiés parmi les 10 communes ou groupes de communes Yoko, Lagdo, Pitoa, Kumbo, Nyambaka, Meiganga, les groupements de communes Bangangté–Bangou–Bana, EkondoTiti–Bamusso et Belabo-Doumé-Diang présélectionnés. Les objectifs visés par ces projets pilotes à l’échelle communale ou intercommunale sont non-seulement de tester les options stratégiques, mais d’impulser le développement territorial et la gestion optimale des ressources à l’échelle locale. L’activité est financée par l’Agence Française de Développement (AFD).

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