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La promotion de la bonne gouvernance a toujours été une préoccupation permanente des pouvoirs publics en vue de la modernisation de la société camerounaise et la répartition équitable des fruits de la croissance. De prime abord, elle suppose l’instauration de nouveaux modes d’élaboration des politiques publiques centrés sur la négociation, tout comme de nouvelles manières de les mettre en œuvre, notamment par le biais des partenariats et de la transparence. A cet effet, un ensemble de mécanismes et dispositifs ont été mis en place pour donner une visibilité et une lisibilité au discours officiel en faveur d’une gestion efficace et transparente des ressources de l’Etat. Ainsi, en application des engagements pris par le Gouvernement pour améliorer la gouvernance dans tous les secteurs de la vie publique, plusieurs institutions et actions concrètes ont vu le jour. Parmi celles-ci on peut citer particulièrement le Programme National de Gouvernance (PNG) mis sur pied en 2003, lequel élabore la stratégie sectorielle du Gouvernement en matière de bonne gouvernance. D’autres mesures ont été prises par l’Etat en vue de la consolidation du dispositif institutionnel de promotion de la bonne gouvernance parmi lesquelles on a les réformes du système judiciaire et celui des marchés publics, la création de la Commission Anti-corruption, l’entrée en service de la chambre de comptes, etc. De même, la lutte contre la corruption a été intensifiée à travers les actions de répression menées à l’encontre des gestionnaires indélicats et dont l’opération épervier constitue une illustration. En écho à cette option irréversible, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi a identifié la promotion de la bonne gouvernance, comme l’un des principaux défis majeurs que le Cameroun doit relever dans le cadre de la réalisation de sa vision d’être un pays émergent, démocratique et uni dans la diversité à l’horizon 2035. Dans cette perspective, plusieurs actions ont été préconisées pour mettre la corruption et la mauvaise gouvernance hors jeu. Il s’agit notamment de : • la systématisation de la réédition des comptes ; Il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’une invite à un sursaut moral qui devrait toucher tous les secteurs d’activités, car loin d’être un slogan, la bonne gouvernance doit être vécue au quotidien dans nos faits et gestes. A cet égard, en ce qui concerne le Programme National de Développement Participatif, outil que le Gouvernement a mis en place avec l’appui des partenaires au développement pour accompagner le développement local et apporter un appui aux communes dans le cadre de la décentralisation, l’idée de se doter d’un Code d’Ethique et de Bonne Gouvernance applicable au personnel et à tous les acteurs concernés, est avant-gardiste et devrait à ce titre, être saluée et encouragée. J’y vois une volonté manifeste du Programme de s’entourer de toutes les précautions pour atteindre ses objectifs de développement qui se résument en l’appui à la mise en place d’un mécanisme de financement décentralisé en faveur des communes. A présent que ce Code d’Ethique et de Bonne Gouvernance est élaboré, le principal défi est celui de sa mise en œuvre. Nous devons réussir ce pari qui est porteur d’espoir. Nul doute que cet exemple fera tâche d’huile dans notre pays. Elus locaux, personnel du PNDP, personnel du ministère de tutelle, représentants des ministères sectoriels, prestataires et fournisseurs, Mesdames et Messieurs, saisissons cette opportunité historique pour rendre nos actions efficaces, efficientes et durables. Engageons-nous dès à présent ! LE MINISTRE DE L’ECONOMIE, DE LA PLANIFICATION ET DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE Louis Paul MOTAZE |
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| Mise à jour le Lundi, 23 Mai 2011 20:59 |












