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May 19
Situation macroéconomique PDF Imprimer Envoyer

sonara

Au cours de la période de mise en œuvre du DSPR, le PIB a enregistré un taux moyen de croissance réelle de 3,32% entre 2003 et 2007. Cette moyenne se situe en dessous de celle de 4,23% observée au cours de la période allant de 2000 à 2002, au cours de laquelle le Cameroun ne mettait en œuvre aucun programme formel visant essentiellement la lutte contre la pauvreté.

Pendant cette période, la demande intérieure a constitué le moteur exclusif de la croissance, avec une contribution moyenne de 3,54% (dont 3,12% pour la seule consommation) ; les dépenses d'investissement ont contribué en moyenne pour 0,44% (avec un faible taux d'investissement,  à 17,8% du PIB en moyenne dans la période 2003-2007), alors que les exportations nettes s'illustrent par leur contribution négative (0,22%).

La croissance économique reste donc fragile au Cameroun. Les prix ont été relativement bien maîtrisés avec un taux d’inflation se situant au voisinage de 1,9%. Le compte de l’extérieur sur la période allant de 2003 à 2008, dégage un solde moyen d’environ 44,1 milliards FCFA.
La balance commerciale hors pétrole, présente des déficits qui ont tendance à s’accroitre au fil des années, avec une moyenne de -432 milliards de déficit sur la période allant de 2003 à 2008. S'agissant de l’évolution de la situation monétaire, on note sur la période d'intérêt, une évolution contrastée des contreparties de la masse monétaire qui se caractérise par une forte accumulation des avoirs extérieurs nets, doublée dune augmentation beaucoup moins importante des créances nettes de l’économie et d’une diminution des crédits intérieurs nets essentiellement due à celle des avances à l’Etat. Les crédits à long terme représentent en moyenne, moins de 3,5% du total des crédits accordés.

Ces données confirment que le secteur bancaire ne finance pas une croissance durable au Cameroun. En matière de finances publiques, on relève une réduction de stock de la dette publique qui est passée de 4890,3 milliards de FCFA en 2005, à 1427,6 milliards fin 2008. Cette évolution résulte essentiellement des allégements de dettes obtenus après l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE, dune politique d’endettement extérieur prudente et cohérente avec  le cadre macroéconomique, ainsi que le respect des échéances de la dette publique extérieur. L’examen des données des Tableaux d’Opérations Financières de l’Etat (TOFE) sur la période allant de 2003 a 2008 monte, notamment, qu’aussi bien en terme de dotation qu’en terme de réalisation, le ratio "dépenses de capitale/recettes totales et dons" a été inférieur a 25%.

Mise à jour le Vendredi, 20 Mai 2011 09:36