Hot
Breaking News:
RSS
Français  English
Jun 19
PDF Print E-mail

LA LETTRE DU MINISTRE DE TUTELLE 

 

ENGAGEONS-NOUS DES A PRESENT !

La promotion de la bonne gouvernance a toujours été une préoccupation permanente des pouvoirs publics en vue de la modernisation de la société  camerounaise et la répartition équitable des fruits de la croissance. De prime abord, elle suppose l’instauration de nouveaux modes d’élaboration des politiques publiques centrés sur la négociation, tout comme de nouvelles manières de les mettre en Å“uvre, notamment par le biais des partenariats et de la transparence.
   
A cet égard, dès son accession à la magistrature suprême le 6 novembre 1982, le Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul BIYA, a fait de la rigueur et de la moralisation le cheval de bataille de son action à la tête de l’Etat.  Socle idéologique de l’action gouvernementale, les concepts de rigueur et de moralisation prônés par le Renouveau et consignés dans l’ouvrage à succès du Chef de l’Etat « Pour Le Libéralisme Communautaire », constituent une manière de repenser les relations entre les différents acteurs chargés de la production et de la mise en Å“uvre de l’action publique sur le mode d’une interaction fondée sur le principe de la transparence à différents niveaux local, national et international. Ces principes se sont traduits  par l’engagement dans l’action.

A cet effet, un ensemble de mécanismes et dispositifs ont été mis en place pour donner une visibilité et une lisibilité au discours officiel en faveur d’une gestion efficace et transparente des ressources de l’Etat.  Ainsi, en application des engagements pris par le Gouvernement pour améliorer la gouvernance dans tous les secteurs de la vie publique, plusieurs institutions et actions concrètes ont vu le jour. Parmi celles-ci on peut citer  particulièrement le Programme National de Gouvernance (PNG) mis sur pied en 2003, lequel élabore la stratégie sectorielle du Gouvernement en matière de bonne gouvernance. D’autres mesures ont été prises par l’Etat en vue de la consolidation du dispositif institutionnel de promotion de la bonne gouvernance parmi lesquelles on a les réformes du système judiciaire et celui des marchés publics, la création de la Commission Anti-corruption, l’entrée en service de la chambre de comptes, etc. De même,  la lutte contre la corruption a été intensifiée à travers les actions de répression menées à l’encontre des gestionnaires indélicats et dont l’opération épervier constitue une illustration.
 
Toutefois, la mise en Å“uvre de ces importantes mesures, actions et institutions qui sont saluées par la population et appréciées par les partenaires au développement n’a pas produit tout l’impact escompté. En effet, en dépit des progrès enregistrés, l’indice de perception de la corruption au Cameroun demeure élevé, preuve que beaucoup reste à faire pour éradiquer ce phénomène qui hypothèque nos efforts en matière de développement et de croissance. D’où la nécessité de passer à la vitesse supérieure.    
   
Actuellement, le Gouvernement par la voie la plus autorisée s’est engagé à intensifier la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance, et la promotion d’une meilleure manière de gérer adéquatement l e bien public.

En écho à cette option irréversible, le Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi a identifié la promotion de la bonne gouvernance, comme l’un des principaux défis majeurs que le Cameroun doit relever dans le cadre de la réalisation de sa vision d’être un pays émergent, démocratique et uni dans la diversité à l’horizon 2035.

Dans cette perspective, plusieurs actions ont été préconisées pour mettre la corruption et la mauvaise gouvernance hors jeu. Il s’agit notamment de :

•    la systématisation de la réédition des comptes ;
•     la systématisation des sanctions à l’encontre des gestionnaires indélicats et la récupération des fonds détournés ;
•    l’intensification des campagnes d’éducation et de sensibilisation des populations sur les valeurs morales, l’intérêt général et le bien public ;
•    une meilleure communication sur les actions déjà menées et sur les sanctions effectivement infligées aux personnes condamnées dans le cadre de la lutte contre la corruption et la mauvaise gouvernance;
•     la mise en Å“uvre des plans d’action de la Commission Nationale Anti-corruption(CONAC) et de l’Agence nationale d’Investigation Financière (ANIF) ;
•    le renforcement des stratégies et des moyens d’action du Contrôle Supérieur de l’Etat ;
•    l’amélioration de l’accès du citoyen à l’information pour le contrôle de la gestion des affaires Publiques...

Il ne s’agit, ni plus ni moins, que d’une invite à un sursaut moral qui devrait toucher tous les secteurs d’activités, car loin d’être un slogan, la bonne gouvernance doit être vécue au quotidien dans nos faits et gestes.

A cet égard, en ce qui concerne  le Programme National de Développement Participatif, outil que le Gouvernement a mis en place avec l’appui des partenaires au développement pour accompagner le développement local et apporter un appui aux communes dans le cadre de la décentralisation, l’idée de se doter d’un Code d’Ethique et de Bonne Gouvernance applicable au personnel et à tous les acteurs concernés, est avant-gardiste et devrait à ce titre, être saluée et encouragée. J’y vois une volonté manifeste du Programme de s’entourer de toutes les précautions pour atteindre ses objectifs de développement qui se résument en l’appui à la mise en place d’un mécanisme de financement décentralisé en faveur des communes.

A présent que ce Code d’Ethique et de Bonne Gouvernance est élaboré, le principal défi est celui de sa mise en œuvre.

Nous devons réussir ce pari qui est porteur d’espoir. Nul doute que cet exemple fera tâche d’huile dans notre pays.

Elus locaux, personnel du PNDP, personnel du ministère de tutelle, représentants des ministères sectoriels, prestataires et fournisseurs, Mesdames et Messieurs, saisissons cette opportunité historique pour rendre nos actions efficaces, efficientes et durables.

Engageons-nous dès à présent !

LE MINISTRE DE L’ECONOMIE,  DE LA PLANIFICATION ET

DE L’AMENAGEMENT DU TERRITOIRE