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May 25
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Développement des infrastructures

lompangar1Convaincu du rôle moteur des infrastructures dans la  facilitation des échanges et la promotion d’une croissance par la compétitivité que leur bonne qualité génère, le Gouvernement entend investir massivement dans les infrastructures au cours de la période de mise en Å“uvre de la stratégie.

Energie

A travers la réalisation des programmes d’entretien, de réhabilitation et de développement de la capacités énergétique du pays, le Cameroun compte successivement résorber le déficit structurel, accompagner les besoins énergétiques pour l’atteinte des objectifs de croissances escomptés, devenir un exportateur d’électricité et contribuer ainsi à l’équilibre de la balance commerciale du pays. Il s’agira à l’horizon 2020 de porter la capacité de productions du pays à 3000 MW.
Le programme d’aménagement dans le sous-secteur énergétique contient des actions de court, moyen et long termes, correspondant aux objectifs précédemment déclinés. Parmi les actions du court terme on peut citer notamment le barrage de Lom Pangar, la centrale thermique de Yassa et la centrale à gaz de Kribi. A moyen terme sont envisagés les barrages de Memvel’ele, les centrale de Nachtigal, Song  Mbengue, Warak, Colomines et Ndockayo. A long terme, il est envisagé le développement de plusieurs sites présentant le potentiel à exportation d’énergie. Le coût global de ce potentiel décennal se chiffre à près de 5853 milliards de francs pour les ouvrages de productions et de transport d’électricité par grands réseaux de  663 milliards de francs CFA pour le programme d’électrification rurale.

Bâtiments et Travaux Publics

Dans le sous-secteur routier, les orientations stratégiques à  moyen et long termes du Gouvernement à l’horizon de la stratégie sont cohérentes avec le scénario amitieux du Plan Directeur Routier et la stratégie sectorielle élaborés. Les entretiens routiers vont permettre à l’horizon de la stratégie d’améliorer nettement le niveau de service (55% de réseau en bon état). Grâce à la mise en place d’une stratégie pertinente  d’intervention. La réhabilitation du réseau routier (2000 km de route bitumée réhabilité d’ici 2020) viendront compléter ce dispositif. Les priorités  d’intervention concernerons l’accompagnement des grands projets industriels et agro-pastoraux, les corridors régionaux (transafricaine, corridors nord-sud, réseau CEMAC), le réseau des routes nationales, ainsi que des grands projets d’infrastructure d’accompagnement au secteur privé (second pont sur le Wouri, boucle autoroutière Yaoundé-Douala-Bafoussam-Yaoundé). Des réformes institutionnelles importantes devront accompagner cette stratégie.
Ainsi, un accent particulier devra être mis sur :

•    La responsabilisation et le renforcement de la maîtrise d’ouvrage routière,
•    Le renforcement de la planification et de la programmation à travers l’élaboration et la mise en Å“uvre d’une stratégie d’intervention qui privilégie le respect des standards de travaux au détriment des opérations de saupoudrage,
•    Le renforcement du parc d’engins de génie civil,
•    L’organisation du secteur privé afin de disposer d’un tissu d’entreprises et de bureau d’études performants,
•    La recherche de matériaux ou de procédés susceptibles d’accentuer la pérennité des interventions, en entretien routier notamment et,
•    Le recours à chaque fois que possible, à des techniques à haute intensité de main d’œuvre (HIMO) pour réduire les coûts et promouvoir l’emploi.

Transports

Le système des transports devra se fonder sur les atouts indéniables du pays afin de contribuer efficacement à la croissance économique et la lutte contre la pauvreté. Une approche multimodale sera systématiquement privilégiée, afin de bâtir à moindre coût un réseau de transport intégré, performant, quadrillant tout l’espace national et résolument ouvert vers les pays voisins. Le Gouvernement mettra l’accent sur de nouvelles infrastructures portuaires et ferroviaires qui accompagneront les projets prioritaires porteurs de croissances. Il s’agira principalement de :

•    La construction d’un port en eau profonde à Kribi ;
•    La construction du port en eau profonde de Limbé ;
•    La construction du yard pétrolier de Limbé ;
•    L’amélioration des nouvelles voies ferrées (plus 1000 km) selon les standard internationaux.

Technologie de l’Information et de la Communication

Les objectifs stratégiques du domaine des Télécommunications / TIC à l’horizon 2020 seront notamment de :

•    porter la télé densité fixe à 45% et la télé densité mobile de 65% ;
•    mettre à la disposition du public une offre d’accès à 2Mb/S dans toutes les villes ayant une centrale numérique ;
•    doter 40 000 villages de moyens de télécommunications modernes ;
•    multiplier par 50 le nombre d’emplois directs et indirects.

Postes et services financiers postaux

Dans ce domaine, la stratégie permettra d’organiser et de rendre significative à l’horizon 2020 l’offre publique et privée de service postal de manière à faire pleinement la demande en quantité et en qualité à des prix abordables. Deux programmes doivent être ainsi menés à terme :

•    densifier le réseau et améliorer la couverture nationale postale en vue d’assurer un équilibre géographique des services postaux,
•    développer le service universel à l’effet de favoriser l’accès de tous aux services postaux.

Infrastructures de développement urbain et de l’habitat

Le défi dans ce domaine est de créer un espace économique national intégré. Il s’agit non seulement de maitriser le développement des villes (taux d’urbanisation de 57,3 % en 2020)  et d’en faire des centres de production et de consommation nécessaires à l’essor du secteur industriel, mais également de promouvoir l’émergence des agglomérations périphériques, le développement des villes moyennes ou secondaires capables de structurer les activités économiques dans l’espace urbain et de concourir au développement des zones rurales environnantes. Pour atteindre ces objectifs, six stratégies ont été identifiées :

•    l’entretien et la réhabilitation des infrastructures urbaines,
•    le développement des infrastructures urbaines (constructions de 150 km de voiries et construction de 17 000 logements sociaux),
•    l’amélioration à l’accès aux services urbains de base,
•    la maîtrise de l’occupation du sol,
•    la protection des groupes sociaux vulnérables et,
•    le renforcement des capacités institutionnelles du secteur.

Eau et assainissement

L’accès à l’eau potable et aux infrastructures d’assainissement de base en milieu rural est limité. Le Gouvernement par conséquent entend améliorer cette situation, porter à 75% en 2020 le taux d’accès à l’eau potable et pour cela :

•    réhabiliter les infrastructures existantes réalisé dans leur très grande majorité depuis plus de 20 ans ;
•    réaliser des extensions de réseaux existants qui n’ont pas suivi le rythme d’expansion urbain et démographiques ;
•    favoriser la réalisation des programmes des branchements à grande échelle. En milieu urbain, l’option retenue par le Gouvernement, notamment dans la lettre de politique d’hydraulique urbaine d’avril 2007 est le partenariat public-privé et la création de deux entités chargées  respectivement des infrastructures et de la distribution.

En milieu rural, la politique d’approvisionnement a pour principaux objectifs :

•    une meilleure planification des ouvrages en répondant à la demande, augmentant la couverture des services et évitant les incohérences ;
•    une pérennisation des investissements réalisés en améliorant l’entretien, sécurisant le financement et prévoyant le financement du renouvellement et,
•    une moindre dépendance vis-à-vis de l’état afin d’asseoir le développement du secteur sur toutes les forces disponibles.

Gestion domaniale

Dans la perspective de l’émergence du Cameroun, les autorités entendent élaborer une stratégie nationale de gestion du patrimoine foncier national avec un regard spécifique sur le patrimoine administré ou géré par l’Etat. La SCE a pour ambition de juguler les causes ayant entravé la gestion rationnelle dudit patrimoine par la détermination des objectifs globaux ci-après :

•    faciliter l’intégration régionale et soutenir la mise en Å“uvre de la décentralisation.
•    lever la contrainte foncière pour faciliter le développement des infrastructures et améliorer le climat des affaires ;
•    renforcer les capacités des administrations en charge des domaines, des affaire foncières et du patrimoine de l’Etat.

Modernisation de l'appareil de production

agriExploitation minière

Les objectifs poursuivis dans le secteur visent à favoriser et à encourager la recherche, l’exploitation et la transformation des ressources minérales nécessaires au développement économique et social du pays. Afin de valoriser le potentiel minéral existant, les autorités entendent notamment mettre en place une société nationale minière qui établira des joint-ventures avec des partenaires privés  nationaux et étrangers sur le potentiel géologique et minier du pays en mettant à leur dispositions des cartes et données géologiques fiables, développer des programmes de formation pour les nationaux dans les métiers de l’industrie minière.

Secteur rural

Après l’adoption en 2005 de la stratégie du développement rural et les résultats mitigés atteint lors de sa mise en œuvre, le Gouvernement entend lancer un vaste programme d’accroissement de la production agricole en vu de satisfaire non seulement les besoins alimentaires des populations, mais également des agro-industries. Dans ce cadre, il procèdera à la modernisation de l’appareil de production. Il s’agira de :

•    rendre accessible et disponible les facteurs de productions notamment la terre, l’eau et les intrants agricoles ;
•    promouvoir l’accès aux innovations technologiques à travers notamment le renforcement de la liaison recherche/vulgarisation ; et
•    développer la compétitivité des filières de production.

Le Gouvernement compte mettre l’accent sur le développement d’hyper extensions agricoles dans les différentes régions du pays selon leurs spécificités agro écologiques afin de réaliser des rendements d’échelle et d’accroitre substantiellement la production. Cette action sera accompagnée par une forte activité de désenclavement des zones de production pour permettre le plein épanouissement des plantations et productions paysannes.

artArtisanat et économie sociale

L’objectif du Gouvernement est d’améliorer la performance et la rentabilité de l’économie sociale. A ce titre, les autorités s’engagent a :
•    créer un environnement institutionnel, juridique et réglementaire propice au développement de l’entreprenariat collectif au Cameroun,
•    développer les ressources humaines capables d’impulser l’essor de cette composante,
•    promouvoir l’entreprenariat collectif, de groupe, comme l’une des stratégies fiables par la création et l’épanouissement d’organisation, d’entreprises de l’économie sociale viables permettant de lutter efficacement contre la pauvreté tout en promouvant la croissance économique.
De plus, le gouvernement est résolu de rentre l’artisanat plus attractif à travers l’appui à l’organisation et à la structuration du secteur, le renforcement des capacités des artisans et le confortement de l’entreprise artisanale dans son environnement économique ainsi que l’amélioration du système de commercialisation.

Industrie et services

Le Gouvernement s’engage à procéder à procéder aux réformer requises pour rendre l’environnement de ces secteurs  plus attractif. Il s’agira notamment de combler le déficit en infrastructure dans les domaines de l’énergie électrique avec la construction des barrages hydroélectrique, des technologies de l’information et des la communication avec la construction du Backbone national, des transports par l’amélioration du réseau routier, aérien, ferroviaire et maritime.

Développement humain

dentLes stratégies de développement du secteur social permettront, non seulement d’améliorer les conditions de vie des populations, mais aussi de disposer d’un capital humain solide, capable de soutenir la croissance économique. Ainsi, les autorités vont poursuivre la réalisation des investissements en faveur des différentes catégories sociales, dans les domaines de la santé, l’éducation et de la formation professionnelle avec une attention particulière pour les jeunes et les femmes, ainsi que pour l’encadrement et la prise en charge des autres groupes socialement fragilisés.

Santé

L’amélioration de l’état de santé des populations demeure à la fois un objectif de développement social et de croissance économique. Le Gouvernement compte atteindre cet objectif à travers la mise en Å“uvre de la stratégie sectorielle actualisée de la santé et en conformité avec les OMD. Cette stratégie vise essentiellement l’accès universel aux services et soins de qualité à travers l’amélioration de l’offre  et le financement de la demande. L’objectif est de réduire d’un tiers la charge morbide chez les pauvres et les populations les plus vulnérables ; de deux tiers de mortalité des enfants de moins de 5 ans et de trois quarts de mortalité maternelle, de 50 % la prévalence du VIH/Sida et ramener le taux de décès associé au paludisme à moins de 10 % à l’horizon de la stratégie. Le déroulement de cette stratégie se fera à travers quatre domaines d’intervention à savoir :

•    santé de la mère, de l’adolescent et de l’enfant,
•    lutte contre la maladie,
•    promotion de la santé,
•    viabilisation du district de santé.

Ces interventions basées sur l’offre, seront complétées par des actions fortes de stimulation de la demande, telles la mutualisation du risque maladie à travers la promotion des mutuelles de santé et la couverture d’au moins 40% de la population par un système de partage du risque maladie.

Education et formation professionnelle

Le Gouvernement entend mettre un accent sur la formation du capital humain, notamment à travers :

•    un enseignement fondamental de qualité couvrant le cycle du primaire et le premier cycle du secondaire ;
•    un enseignement secondaire de deuxième cycle de qualité reposant sur un équilibre dynamique entre l’enseignement général et l’enseignement technique, et préparant aux études supérieures dans les filières prioritaires pour le développement ;
•    une formation professionnelle reposant sur un dispositif modernisé et considérablement modernisé et considérablement renforcé pour pouvoir dispenser aux élèves sortant des cycles d’enseignement fondamental et secondaire un paquet de connaissances axées sur des savoirs faires requis sur le marché de l’emploi et préparant les bénéficiaires à la création d’emploi ;
•    un enseignement universitaire professionnalisé ;
•    une formation continue étendue et doublée d’un système de valorisation des acquis de l’expérience ;
•    la maîtrise réelle des effectifs indispensables pour garantir la qualité de l’enseignement, ce qui suppose la définition d’un système de régulation des flux transparent et crédible, le renforcement du dispositif d’orientation scolaire et la revalorisation de la grille des salaires des métiers techniques.

Les actions visant le développement de l’éducation et de la formation professionnelle concernent :

•    l’amélioration de l’accès à l’éducation de base,
•    l’amélioration de la qualité des enseignants et de leurs conditions de travail,
•    les choix des programmes appropriés, et
•    l’accroissement et la maintenance des infrastructures scolaires. De même dans que dans le domaine de la santé, l’Etat, tout en poursuivant la couverture scolaire dans les zones rurales, veillera à une gestion rationnelle et efficace quant à l’implantation des écoles dans les sites viabilisés bénéficiant d’autres services (eau, énergie, structures sanitaires, téléphone) pour permettre aux personnels enseignants de pouvoir travailler dans des conditions acceptables.

Genre

Pour la promotion du genre, le gouvernement va poursuivre la sensibilisation des parents et de la communauté notamment dans les zones rurales à forte pesanteur des coutumes traditionnelles pour permettre à la jeune fille de bénéficier des mêmes conditions d’accès à l’éducation. L’Etat et la communauté veilleront à une représentativité équitable des filles, tous secteurs confondus pour ce qui est de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur ou de l’accès à l’emploi.

Solidarité nationale

Le Gouvernement poursuivra la mise en place des structures spécialisées pour des personnes à mobilité réduite et autres personnes vulnérables. Il entend améliorer leur accès aux formations dans tous les secteurs, faciliter davantage leur insertion professionnelle, afin de réduire leur dépendance. Des aménagements spéciaux pour leurs accès dans des édifices et des appuis financiers pour la promotion de l’auto-emploi feront l’objet d’une attention particulière.

Protection sociale

Dans le but de consolider les acquis et d’élargir le champ de la sécurité sociale, le dispositif central de la réforme de ce domaine comprendra la caisse nationale d’assurance maladie, la caisse nationale des personnels de l’Etat, ainsi que diverses mutuelle (de santé, pour risque maladies, chômage, etc.…).

Intégration régionale et diversification des échanges commerciaux

uaAfin de soutenir une croissance durable et créatrice d’emplois, la politique de développement et de diversification des échanges commerciaux du Cameroun, s’inscrira dans une perspective de renforcement de l’intégration sous régionale, puis vers la recherche des débouchés dans les marchés européens, américains ou asiatiques. Elle sera basée principalement sur des produits de la terre en tirant avantage de l’environnement et de l’écologie plutôt favorables et surtout, en passant du stade des produits transformés.

 Intégration régionale

Le premier challenge est la conquête de l’espace CEMAC en veillant à tirer le maximum des avantages des dispositions des traités en matière de libre circulation des hommes et des biens. A cet effet la responsabilité du Gouvernement camerounais reste entière pour impulser cette dynamique d’intégration et s’imposer en assumant sans ambages son leadership dans la sous région. Le second défi est le marché de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale avec des marchés à forts potentiel de développement comme celui de la République Démocratique du Congo et de l’Angola. Le troisième enjeu est celui du Nigeria. La politique de développement des échanges commerciaux pourra par la suite s’étendre la sous région Afrique de l’Ouest, à l’Afrique Australe, à l’Afrique de l’Est et du Nord.

Coopération Nord-Sud

Les autorités veilleront à la consolidation des marchés européens avec les échanges des produits « traditionnels » composés de matières premières brutes ou de premières transformation (bois, cacao, banane, café, hévéa etc.….) en sortie et des produits industriels lourds en entrées. La signature récente de l’accord de partenariat économique(APE) avec l’Union Européenne va progressivement instaurer une zone de libre échange entre les pays ACP et les pays de l’Union Européenne. Quant aux marchés nord américains, le Cameroun entend désormais tout mettre en œuvre pour tirer avantages des dispositions de l’AGOA qui offre des opportunités d’exportations surtout dans le textile et les produits culturels.

Echanges avec les pays émergeants

Les marchés sud américains et asiatiques devront être explorés et négociés dans le contexte des pays émergents en quêtes de positionnement stratégiques et de rayonnements politique et diplomatique. L’option de coopération gagnant-gagnant prônés par les pays faisant partie de ce groupe (Chine, Brésil, Inde, Corée, etc.…..) et la forte densité se de la population que concentrent ces pays en font des partenaires de choix pour le développement des échanges commerciaux.

Financement de l'économie

billetcfaFiscalité

Conscient de ce qu’aucune relance économique durable ne peut envisagée sans une réelle politique de financement des investissements, le Gouvernement entend renforcer les mesures prises dans le cadre des programmes précédents, ces dernières constituent la trame de fond d’une fiscalité à la fois d’attrait de l’épargne et d’allègement du coût de l’accès au financement. Les autorités veilleront à la prise en compte des avantages consacrés dans le cadre des régimes du code des investissements et de la zone franche, lors de l’élaboration des textes d’application de la charte des investissements, laquelle a posé le principe de l’abrogation des régimes sus évoqués.

Système bancaire

L’Etat entend aux cotés de ses partenaires de la CEMAC, tout mettre en Å“uvre pour résorber la surliquidité bancaire afin que celle-ci  profite à des crédits d’investissement à moyen et à long terme. Le cas échéant, l’Etat proposera à la régulation monétaire des actions incitatives et persuasives afin d’accroitre l’intérêt des banque à privilégier le financement de l’investissement privé par rapport aux services de banque.

Microfinance

En vue de la consolidation et de l’extension de services financiers de base ainsi que de l’amélioration de la qualité des prestations fournies des Etablissements de Micro Finance(EMF), le Gouvernement entend :

•    intensifier les actions de formation des promoteurs, des dirigeants et des employés des EMF ;
•    mettre en place un premier niveau de supervision et de contrôle des EMF par l’autorité monétaire nationale, compatible avec le règlement CEMAC ;
•    renforcer davantage la monétarisation de notre économie, notamment par l’extension de l’automatisation des systèmes de paiement aux EMF.

Renforcement de la mobilisation de l’épargne national

Les axes d’action de cette politique comprendront notamment:

•    l’évolution des institutions de micro finance vers un statut de banques de proximité,
•    la dynamisation de marchés financiers locaux,
•    la mobilisation accrue des ressources de la diaspora et,
•    la création des institutions financières spécialisées.

Stratégie d’endettement

Les grandes orientations de la stratégie d’endettement concernent la prise en charge respectivement du Programme de convergence et de la crise crédits/liquidités. Pour ce qui est du programme de convergence, le Gouvernement mènera une politique d’endettement prudente et veillera à une gestion soutenable de la dette publique assise sur une stratégie d’endettement cohérente avec le cadre macroéconomique et les objectifs budgétaires à moyen terme. Par ailleurs, le Gouvernement continuera à négocier de bonne foi avec ses créanciers prives qui avaient refusé l’opération du rachat de dettes propose en 2003, afin d’apurer la dette du Club de Londres, sans perdre de vue la comparabilité du traitement. Le Gouvernement poursuivra sa politique volontariste de paiement sans retard du service de la dette publique ; ce qui permettra de restaurer la confiance des operateurs économiques et des partenaires, mais aussi de ne pas accumuler des nouveaux arriérés.

Last Updated on Friday, 20 May 2011 16:19